Consentement conjoint capital LPP: pourquoi cette règle protège vos droits
Une exigence incontournable
Le consentement conjoint capital LPP est une condition essentielle du système suisse de prévoyance professionnelle. Selon l’Art. 5 al. 2 LFLP, l’époux ou l’épouse doit donner son accord écrit avant tout versement de la prestation de libre passage sous forme de capital. Cette règle protège les droits du partenaire et garantit une sécurité équitable en cas de dissolution du mariage.
Les principes de base
Lorsque l’assuré·e choisit un versement en capital, les droits du conjoint risquent de disparaître sans mécanisme de contrôle. Pour éviter cela, l’Art. 37a LPP impose aux institutions de prévoyance de vérifier l’existence du consentement écrit. Cette vérification constitue une protection indispensable pour le partenaire.
Versement irrégulier et responsabilité
Si une caisse de pension verse le capital sans consentement valide, plusieurs conséquences apparaissent :
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Validité de l’acte : Le versement reste valable, car les fonds quittent légalement la caisse.
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Dommage contractuel : Le conjoint lésé peut réclamer une indemnisation en se fondant sur les règles du Code des obligations (art. 97 ss CO).
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Faute de diligence : La caisse engage sa responsabilité si elle n’a pas contrôlé correctement le consentement. Dans ce cas, elle doit réparer le dommage et verser la somme qui aurait dû être protégée.
La diligence requise
Un cas jugé par le Tribunal fédéral montre l’importance de la vigilance. Une fondation de prévoyance avait exigé une légalisation notariée de la signature de l’épouse. Le Tribunal a confirmé que cette mesure était justifiée. Les caisses de pension doivent donc contrôler avec rigueur les documents soumis et agir avec une grande prudence.
Conclusion et orientation
En tant qu’époux ou épouse, informez-vous toujours des démarches de votre partenaire concernant le retrait de son capital LPP. Le respect du consentement conjoint capital LPP garantit la protection des droits de chacun et assure la sécurité financière du couple. Cette transparence réduit les risques de litiges longs et coûteux.





